WIRE — Présent au Forum de la presse économique et internationale de lAfrique de lOuest, à Dakar, le président de la Cour darbitrage de Côte dIvoire (Caci) a expliqué aux journalistes de lespace Uemoa, lors de plusieurs entretiens, que larbitrage constitue un pilier de la sécurité des investissements dans la sous-région.Le président Yacouba Tall a pris part aux travaux, du 24 au 27 juin, à Dakar. Cette initiative de la plateforme Médias Uemoa a réuni plus de deux cents journalistes de lespace communautaire.Profitant de cette tribune, il a mené une véritable campagne de sensibilisation sur limportance des modes alternatifs de règlement des litiges (Marl) pour le développement du secteur privé ouest-africain.Une justice sur mesure, équivalente à la justice étatiqueRépondant aux questions des journalistes, le président Yacouba Tall a demblée tenu à expliquer la nature de la Cour darbitrage. Créée par lÉtat de Côte dIvoire, la Caci sinscrit pleinement dans le paysage des juridictions commerciales et sadresse en priorité aux opérateurs économiques et aux investisseurs, a-t-il expliqué. Elle ne se substitue pas à la justice étatique, mais simpose comme une alternative crédible, rapide et hautement sécurisée." Quand on investit quelque part, on a besoin de sécurité. Et cette sécurité, cest ce que la Cour darbitrage apporte à travers ses procédures ", a indiqué Yacouba Tall, président de la Caci.Un point essentiel a été clarifié par le président : " Les décisions rendues par la Cour darbitrage (les sentences arbitrales) possèdent exactement la même force juridique et la même valeur que les décisions des tribunaux étatiques. Elles constituent un levier majeur pour lamélioration du climat des affaires dans lespace communautaire ", a-t-il rassuré.Malgré ces atouts indéniables, le président Tall a reconnu sans détour que les centres darbitrage souffrent encore dun manque de notoriété sur le continent africain.Pour illustrer la marge de progression des pays africains, il a établi un parallèle avec les grandes puissances économiques asiatiques. " À Singapour, à Shanghai ou à Pékin, les opérateurs économiques sollicitent massivement les centres darbitrage, souvent davantage que les tribunaux étatiques ", a-t-il affirmé.En Afrique de lOuest, a-t-il indiqué, même si ce niveau de recours nest pas encore atteint, la Côte dIvoire bénéficie de sa position de hub régional pour faire rayonner cette institution à léchelle internationale. " Notre rôle est de faire connaître au plus grand nombre la Cour darbitrage de Côte dIvoire et, plus largement, les mécanismes darbitrage en Afrique. Ils sont au service des opérateurs économiques ", a-t-il insisté, se disant optimiste quant à une adoption plus large de ces mécanismes par les entreprises de la sous-région.La désaffection relative des entreprises à légard des tribunaux étatiques est souvent liée aux lenteurs procédurales ou à des interrogations sur leur impartialité. Sur ce point, le président Tall sest voulu catégorique et rassurant. " Jinvite les opérateurs économiques à faire confiance aux centres darbitrage de lespace Uemoa, car la justice y est rendue dans le respect des règles, avec impartialité et sans corruption. Les opérateurs économiques ont tout intérêt à recourir à nos services ", a-t-il déclaré.Afin de démystifier cette institution, le président a brièvement présenté le fonctionnement de cette justice privée et consensuelle. " Le choix des arbitres : chacune des parties désigne un arbitre. La constitution du tribunal arbitral : les deux arbitres désignent ensuite un troisième arbitre, qui assure la présidence du tribunal, lequel est ainsi composé de trois membres. Le suivi technique : les décisions sinscrivent dans un cadre rigoureux, soutenu par le travail permanent dun comité technique chargé de garantir lintégrité et le bon déroulement des procédures ", a-t-il expliqué.

"We aggregate wires to encourage regional discovery, sending readers directly back to the original source to explore full coverage."

This is a normalized overview of the breaking feed event. The complete, official release detailing all points, background context, and statements remains hosted by the original publisher.