WIRE — © (DR) Alors que le ministre d'Etat Jacques Fame Ndongo déclare qu'il n'y a aucun texte qui limite la durée du séjour présidentiel à l'étranger, le ministre Grégoire Owona brandit le droit du travail qui donne la possibilité de passer jusqu'à 80 jours hors des frontières. Le ministre du Travail et de la Sécurité sociale Grégoire Owona vient d'ajouter un argument dans la construction de l'argumentaire visant à justifier le prolongement du séjour présidentiel à l'étranger. Souvent compris entre 30 et 45 jours dans la pratique, le séjour privé du chef de l'Etat en Europe vient de dépasser le cap 51 jours pour la première fois. Le prolongement alimente un débat houleux sur la vacance à la présidence et sur la continuité de la fonction présidentielle. D'un côté, l'opposition qui sort l'artillerie pour démontrer arguments juridiques et politiques à l'appui qu'il y a lieu de ''constater la vacance'' ; que le pays est ''piloté en mode automatique'' ; que le régime tente de justifier un "télétravail clandestin" du chef de l'État ; et qu'il faut constater la ''démission pour absence injustifiée''. La pression de l'opposition pousse le Rassemblement démocratique du peuple camerounais à réagir pour rejeter en bloc les accusations du camp qui aspire à accéder au pouvoir. ''Il n'y a pas de vacance à la présidence'', ''le président est au travail'', le chef de l'Etat est en ''bonne santé'', ''aucun texte ne limite la durée du séjour présidentiel à l'étranger''. Au 51e jour d'absence, le ministre du Travail et de la Sécurité sociale, secrétaire général adjoint du Comité central du RDPC signe selon lui, la fin du débat. "Game Over". " Le président Paul Biya élu par le peuple camerounais et payé par lui est un travailleur qui a droit au congé annuel ". Se trouve ici l'explication du séjour privé en cours. Le président serait donc en congé annuel et auquel cas, libre de jouir de ce temps à sa convenance. Ce congé " pourrait durer 80 jours légalement ". Conclusion, le débat sur la vacance à la présidence est stérile d'après le ministre Grégoire Owona. Sa sortie tend à informer que le séjour privé peut être converti en congé annuel. Le peuple doit encore attendre et ne peut se plaindre de l'absence au travail de son employé, le président de la République, qu'après 80 jours. Cependant, elle révèle une contradiction avec la déclaration du secrétaire à la communication du même comité central qui se réjouit d'annoncer que les textes ne prévoient pas un nombre de ours limité que le chef de l'Etat doit passer hors du territoire. Le droit du travail convoqué dans le débat, bien que distinct de la Constitution, reste contraignant. Au travail ou en conge, une partie de l'opinion ne demande que la transparence. Cet article Cameroun : contradiction ministérielle sur le séjour du président hors du territoire est apparu en premier sur Journalducameroun.com.
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