WIRE — © (Ass Nat) Guibai Gatama, directeur de publication du quotidien l'Œil du Sahel, remet en question l'efficacité de l'action de l'Assemblée nationale pour la nation. Dans une publication récente, il propose de revoir la durée des sessions parlementaires au Cameroun. "A quoi sert une assemblée nationale déconnectée de la vie quotidienne de la nation ?", s'interroge le directeur de publication de l'Œil du Sahel dès l'entame de sa publication en date du 19 juillet. Trois sessions de 30 jours par année ; 15 jours à peine par session consacrés au vote des de loi et au contrôle de l'action gouvernementale ; soit un mois et demi de débats parlementaires par année. Voilà qui suscite une série de questionnements de la part de l'auteur de la publication. Il se demande encore : "Comment dans ces conditions, l'Assemblée nationale peut-elle exercer pleinement sa mission (...) au rythme des défis du pays et porter, de manière continue, les préoccupations quotidiennes des populations ?". Le militant politique est convaincu qu'un peu plus de temps accordé aux parlementaires suffirait pour que ces derniers puissent se rapprocher d'avantages des réalités quotidiennes de la nation dans leur travail parlementaire. A cet effet, il plaide pour des sessions presque annuelles en prenant exemple sur d'autres pays africains : environ un an de session au Tchad voisin, près de huit mois et demi de session en Côte d'Ivoire, environ neuf mois au Sénégal, ou encore pratiquement toute l'année au Nigeria. La durée de 30 jours au Cameroun Constituant une préoccupation pour lui, l'homme entend orienter les réflexions sur la durée des sessions parlementaires au Cameroun. Le but étant de donner plus de temps aux élus en vue de renforcer le contrôle de l'action publique. Et de rapprocher davantage la représentation nationale des préoccupations quotidiennes de la nation. Si la durée des sessions constitue une préoccupation pour Guibai Gatama, elle ne serait pas la seule. Une autre préoccupation touchant à l'efficacité du travail parlementaire relève de sa composition politique. L'Assemblée nationale composée en grande majorité des députés du RDPC, ne favorise pas un débat équilibré sur les questions touchant à des préoccupations de la nation. La majorité étant du parti au pouvoir, s'aligne sur la politique de l'exécutif au détriment de certains sujets qui préoccupent le peuple. Le silence sur les cinq propositions de loi introduites par le SDF lors de la session parlementaire de mars en est une illustration. Cet article Lutilité du Parlement camerounais pour la nation remise en question est apparu en premier sur Journalducameroun.com.
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