WIRE — © DR Le ministre de l'Administration territoriale somme des églises de mettre fin à de nombreuses dérives qui détournent des citoyens de leurs devoirs, menacent la vie des personnes, bravent l'autorité de l'État, favorisent des activités criminelles. Non, ''il y a des pratiques qu'on ne peut plus accepter''. Comportements inciviques, accusations de meurtre, activités criminelles, division des familles, des foyers, des communautés et bien d'autres dérives des églises. Ce sont entre autres des préoccupations pour lesquelles le ministre Paul Atanga Nji a convoqué des responsables de certaines églises opérant dans la capitale Yaoundé. Le ministre de l'Administration territoriale, tutelle des congrégations religieuses rappelle à l'ordre les responsables des Témoins de Jéhovah et ceux de l'Église évangélique ''Vie et Paix au Cameroun''. Aux uns et autres, le Minat a rappelé leurs écarts et donne la conduite à tenir. Aux responsables des Témoins de Jéhovah, le ministre rappelle d'abord que les membres et adhérents ne chantent pas l'hymne national au motif que ce serait contraire à leur courant religieux. Ce qui est en opposition avec l'obligation de respecter les emblèmes nationaux qui sont l'identité d'un pays. A ce sujet, Paul Atanga Nji frappe du poing sur la table : ''Chanter l'hymne national est une obligation nationale non négociable''. Ensuite, certaines églises dont la même congrégation, portent des critiques allant à l'encontre des politiques gouvernementales dans le domaine de la santé. En particulier concernant les campagnes de don de sang, de vaccinations, de transfusion. Le ministre les interpelle quant à la nécessité de favoriser ces opérations qui ont la vocation de sauver des vies en les préservant de problèmes de santé. Dans un contexte où l'État encourage l'adhésion massive des populations à ces campagnes, le ministre demande des clarifications sur l'orientation des congrégations. Aux responsables de l'église ''Vie et Paix au Cameroun'' le membre du gouvernement a exprimé a priori sa tristesse après l'assassinat à 17 coups de poignards d'une enfant de 11 ans à Yaoundé. L'acte aurait été commis à la demande d'un prophète appartenant à cette église. ''Nous sommes attristés par rapport à ce qui s'est passé. Nous sommes encore plus gênés en apprenant que c'est une église ayant une existence légale qui a posé un tel acte'', regrette le ministre qui a demandé aux responsables de cette congrégation ce qui ne va pas. Face aux responsables des congrégations convoqués, le Minat a rappelé les dérives auxquelles les églises de réveil se livrent. Certaines sont gérées par des brigands des bandits qui ont brisé des familles, brisé des foyers, raconté des mensonges avec la manipulation. Elles ont monté des enfants contre les parents, des communautés contre des communautés… De ce fait, ''la tolérance administrative est terminée. C'est une situation qui a trop duré'', lance le ministre. A la demande du chef de l'État, une opération est en cours pour séparer la bonne graine de l'ivraie parmi les congrégations religieuses. Depuis un an et demi, environ 1 400 églises de réveil ont été fermées. Dans le cadre de la poursuite de cette opération, le ministre Paul Atanga Nji annonce d'autres mesures. Un fichier national des congrégations est en cours de constitution. Désormais, chaque congrégation religieuse fera un compte-rendu annuel aux ministre de tutelle. Elle y présentera les activités menées, des responsables recrutés. Toutes les congrégations recevront une feuille de route à laquelle elles doivent se conformer. Cet article Cameroun : le ministre Paul Atanga Nji rappelle certaines églises à l'ordre est apparu en premier sur Journalducameroun.com.
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